Vous aimerez ou n’aimerez pas, mais vous ne resterez certainement pas indifférents aux qualités des oeuvres exposées ce matin entre 9h et 12h au Sunway Hotel. Phare Ponleu Selpak y présente le talentueux travail de ses protégés. Trois artistes seront même présents
Les peintures sont diversifiées, parfois noir et blanc, parfois colorées, et toutes crient l’histoire de ces jeunes artistes, étroitement liée à l’autre histoire, celle, dure, du Cambodge. En réalisant le portrait d’hommes et de femmes, les artistes comme Bo Rithy et Sin Rithy laissent dans leur toile une sensibilité, une force qui mettent leur pays à nu. Bouleversant.
Phare Ponleu Selpak
L’histoire de cette ONG commence en 1986, quand une Française rejoint l’immense camp de réfugiés de la frontière thaïlandaise, Site 2, pour y donner des leçons de dessin. Cette professeur est alors convaincue qu’en s’exprimant artistiquement, les jeunes pourront vaincre les traumatismes des camps et de la guerre. A la fermeture du site, en 1993, huit jeunes décident de continuer l’enseignement de Christine, cette Française qui leur a tout appris. Ils créent alors Phare Ponleu Selpak (PPS), "la lumière de l’art", à Battambang.
Cette ONG qui a l’origine n’est qu’une petite école de dessin se transformera vite en une infrastructure plus importante, ajoutant des cours de musique et de cirque, disciplines plus populaires au Cambodge. Mais ce n’est pas tout, PPS se dotera par la suite d’une 'maison des enfants', qui chaque jour recueille près de 150 jeunes âmes en difficulté, financée en partie par un pourcentage prélevé sur les gains des artistes. Un fonctionnement basé sur l’entraide, qui depuis sa création, a redonné le sourire à de nombreux enfants.
Les artistes
Il faut avouer que les 70 élèves de la section dessin n’ont pas tous un talent fou. Chacun peint d’abord pour exprimer les maux de son quotidien, de son passé. Sur leurs toiles, ils se purgent sans plus s’effacer, se battent, se racontent, enfin.
Au terme des quatre années de leur formation, chaque élève présente un travail personnel, après quoi, comme diplômés, ils peuvent choisir de devenir artistes indépendants.
Mais trop préoccupés à voir dans leur art une catharsis et non une source de revenus, il arrivent que même les plus talentueux d’entre eux cachent leurs oeuvres sous leur lit, livrées aux salissures du temps. Par chance, il y a six mois, une jeune volontaire est entrée dans leur vie, toute prête à donner de son temps pour encourager et promouvoir les plus prometteurs. D’expositions Phnom Penhoises en ventes privées en France, Isabelle n’en finit plus de vendre des toiles et de s’associer les services de quelques galeries. Outre son rôle d’intermédiaire, l’activité d’Isabelle a permis de créer un cadre sécurisant pour la vente des toiles. Jusque là, les artistes étaient livrés aux 'marchands d’art' qui n’hésitaient pas à proposer une rente de 100$ par mois contre la livraison de 5 toiles. Une exploitation outrageuse que les artistes, si peu au fait des prix pratiqués par la suite dans les galeries huppées, ne voyaient pas.
Mais désormais, les artistes ont une voix, celle d’Isabelle. Sur les 150 à 350 dollars que vaut une toile, plus de la moitié sera reversée à l’auteur. Le reste servira à rembourser les fournitures de la classe de dessin ainsi que la "maison des enfants". Voilà de quoi faire quelques centaines d’heureux rien qu’en vous laissant tenter par l’un des trésors de l’exposition.
Elodie LLanusa (www.lepetitjournal.com/cambodge.html) mardi 8 juin 2010
Sunway Hôtel, 1 rue 92 (Wat Phnom), Phnom Penh Petis Mystères Cambodgiens
Extrait du journal francophone Cambodge Soir.
Le Cambodge est chargé en mystères. Certes, ce ne sont pas de grands mystères comme celui d’Osiris ou de l’île de Pâques, mais de tout petits que les Barangs rencontrent régulièrement dans leur vie de tous les jours. La plupart ne cherchent même pas à les percer et ils les casent alors dans la section « chocs culturels » de leur cerveau.
Mais d’autres tentent, souvent à l’heure de l’apéritif entre amis, de trouver des réponses. Or, il faut avouer que d’une manière générale, ces questions restent des énigmes malgré les nombreuses pistes envisagées.
Un exemple parmi tant d’autres : le Cambodgien connaît le secret qui consiste à faire tenir à l’arrière de sa moto un lit en bois entier de deux mètres de long sur un mètre soixante de large, bien ficelé et parfaitement en équilibre. Le conducteur est même capable d’effectuer plusieurs dizaines de kilomètres avec cette charge sur son engin, y compris par temps de pluie et en portant sur sa selle ses trois enfants et son épouse. Le lit peut être remplacé par un grand nombre d’objets tout aussi encombrants comme les armoires normandes, ou encore les cochons bien roses tranquillement couchés sur le dos dans leur panier en rotin.
Le Barang
Le Barang ne parviendra jamais à installer un lit en équilibre à l’arrière de sa Honda 250 cc, si jamais cela lui venait un jour à l’esprit d’essayer. Pas plus qu’il ne tenterait d’y rajouter sa famille dans le cas, peu probable, où il aurait trouvé le secret permettant une telle prouesse. Ce même Barang, désireux de faire comme tout le monde, arrivera encore moins à attraper de si gros cochons. Si tant est qu’il y parvienne avec l’aide de complices, comment les fera-t-il entrer dans un panier aussi étroit, qui plus est sur le dos et les quatre pattes en l’air ? Comment de telles prouesses sont-elles possibles ?
Une jeune fille cambodgienne qui fait ses courses au supermarché en pantoufles Mickey et vêtue d’un superbe pyjama rose sur lequel sont imprimés de petits nounours est quelque chose de tout à fait courant. Par contre, un Barang qui voudrait en faire de même et qui se pointerait au Lucky Market en pyjama rayé, bien à l’aise dans une paire de charentaises Burberry, serait immédiatement reconduit à la frontière.
Une autre énigme tout aussi incroyable, et très métaphysique celle-là, concerne un aspect de la circulation routière. D’une manière générale, et toute population comparée, les Cambodgiens ont moins d’accidents que les expatriés. C’est un fait. Il n’est pas un mois sans que la communauté expatriée soit au courant de l’accident de l’un des siens, souvent un nouveau venu qui a voulu enfourcher sans permis un bolide, une moto de course pneus lisses, totalement inadaptée aux routes du pays. Et qui a forcément terminé sa folle course dans une charrette à boeufs ou dans les montants d’un lit qui voyageait tranquillement à l’arrière d’une mobylette.
Une autre chose que ne sait pas faire le Barang à moto, c’est de traverser une avenue dans le sens de la largeur sans même un regard à droite ou à gauche, sans un coup de frein, ni la moindre hésitation. Avec pour seule assurance la confiance en soi et en les autres ! Le Barang, lui, ne croit pas au cycle des réincarnations. C’est bien son tort. Lorsqu’il traverse une avenue, il ne peut s’empêcher de jeter des coups d’oeil dans tous les sens, de freiner, de se déporter et de pester contre ces quidams qui ne respectent pas la priorité à droite ni les feux rouges. Autant de gesticulations l’amènent rapidement à causer un accident…
Enfin, encore un mystère, et non des moindres : pourquoi les jeunes filles cambodgiennes qui roulent à moto tiennentelles leur guidon paume des mains vers le haut, c’est-à-dire à l’envers ? Outre que la position n’est pas naturelle et qu’elle est fatigante, elle ne permet pas de tourner ni d’accélérer très facilement. Mais nombreuses sont les conductrices à se comporter de la sorte.
Certains ont mis des années avant de découvrir la réponse, mais au moins, il existe une explication à ce mystère. Cette méthode permet d’éviter que le soleil ne fasse brunir le dessus des mains et leurs avant-bras lors du trajet. Il fallait y penser. Celles qui n’ont pas le chic d’enfiler ces longs gants montant jusque sous les aisselles afin de se protéger, tiennent leur guidon par en dessous, paumes vers le haut, pour bronzer sous et non pas sur les bras. Dangereux, certes, mais tellement ingénieux ! Siem Reap Angkor : la fin du déluge
Une nouvelle usine de traitement des eaux usées devrait aider à mettre fin aux sérieuses inondations qui menacent régulièrement Siem Reap, la ville du pays la plus prisée des touristes.
DR
À l’occasion d’une cérémonie, organisée jeudi 22 avril à Siem Reap, le Premier ministre a inauguré le nouveau système de gestion des eaux usées de la ville.
En raison d’un système de drainage vieux et défectueux, Siem Reap, qui compte 41 000 habitants a souvent été victime d’inondations dans le quartier du Vieux marché et dans les zones où les touristes étaient hébergés.
L’esthétique de la ville s’en trouvait alors fortement dégradée, sans compter les problèmes de circulation et de santé publique.
La nouvelle installation, qui comprend une station de pompage d’une capacité de 14 000 mètres cubes par jour fait partie d’un projet de développement du tourisme initié par la Banque asiatique de développement. Siem Reap Angkor : une ville qui bouge
Depuis quelques mois les responsables de la municipalité ont fait de gros efforts pour améliorer l'état de la voirie et rendre la ville plus attrayantes.
De nombreux nouveaux commerces de qualité sont en phase d'ouverture ou se sont ouverts ces derniers temps.
Un nouvel investisseur célèbre s'installe à Siem Reap, il s'agit du célèbre présentateur de télévision David Martin, fils du non moins célèbre Jacques Martin. En rejoignant l'équipe du Restaurant Le Malraux il va donner à cet établissement déjà célèbre créé par Christophe Boussiron un dynamisme nouveau et en faire nous en sommes certain un lieu incontournable . Une liste rouge contre le trafic d’art (Extrait du journal Cambodge Soir)
Le Conseil international des musées (ICOM) vient de publier un document pour lutter contre le trafic illicite de biens culturels.

La représentante de l'ICOM, Jennifer Thevenot est venue présenter la liste rouge des antiquités cambodgiennes en péril.
Un groupe international d’experts en archéologie et ethnologie du Cambodge a établi une liste rouge des antiquités cambodgiennes en péril afin de faciliter l’identification de catégories d’objets culturels qui sont particulièrement vulnérables au trafic illicite.
Cette liste illustrée qui sera distribuée aux services de police et de douane à travers le monde, ainsi qu’aux musées, maisons de ventes aux enchères et collectionneurs met en garde contre 29 catégories d’objets apparaissant fréquemment sur le marché de l’art, qui ont été définis en fonction du matériau de fabrication et sur une échelle de temps s'étendant de la préhistoire à la période postangkorienne.
Cette liste, la sixième publiée par l’ICOM a déjà permis de rapatrier des œuvres d’art dans d’autres régions du monde. Si elle n’est pas exhaustive, elle vise néanmoins à sensibiliser un large public aux dommages irréversibles causés par le pillage et l’exportation de vestiges.
« La riche histoire du Cambodge a besoin d’être préservée pour les générations futures », a déclaré l’ambassadrice américaine Carol A. Rodley, lors d’une conférence de presse. Les Etats-Unis ont financé en partie la création de cette liste. Le secrétaire d’État à la culture et aux beaux-arts, Chuch Phœurn a également montré sa détermination à prendre des mesures drastiques pour protéger l’héritage culturel du pays. Récemment, le pillage des cimetières préhistoriques situés à travers le pays a marqué le début d’une nouvelle vague de destructions. Le Cambodge va « dans la bonne direction »
Près de 80% des Cambodgiens estiment que le pays « va dans le bon sens », d’après une étude de l’Institut international républicain (IRI), affilié au Parti républicain américain.
Dans un sondage publié mardi 2 février, 79% des Cambodgiens jugent que le pays « va dans la bonne direction ». Parmi eux, 76% mettent cette amélioration sur le compte de la rénovation et de la construction de routes, et 61% se félicitent de l’essor du nombre d’écoles. Du côté des mécontents, 38% déplorent la « hausse de la corruption », et 29% fustigent la pauvreté, la hausse du prix des biens de consommation, et le « népotisme ».
NOUVEAU ! LA CARTE PASS POUR ENTRER DANS ANGKOR
L'Association des Agents de Voyage du Cambodge (CATA) à le plaisir de vous informer que l'Autorité Apsara qui gère les temples d'Angkor a publié sa Notification sur la Nouvelle lettre de référence concernant les conditions d'entrée sur le site. . Cette Notification a été mise en oeuvre comme indiqué ci-dessous :
1. Les visiteurs ont une semaine pour utiliser leur carte pass donnant droit à 3 jours de visites et qui coute USD 40.00
2. Les visiteurs ont un mois pour utiliser leur carte pass donnant droit à 7 jours de visites et qui coute USD 60.00.
Cette nouvelle règlementation a pris effet à compter du 1er juillet 2009. |
| Météo sur Phnom Penh |
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Thursday 29 July 2010
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Max: N/A
Min: 26°C
H%: N/A
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